Nexa Digital School Lyon Avis

Nexa Digital School de Lyon : Attention aux belles promesses de reconversions

Le rêve vendu est fort : Un nouveau métier dans la tech. Une reconversion rapide et simple. Des écoles comme Nexa Digital School à Lyon vendent ce rêve à plein temps. En tant que Lead Dev, je comprends l'attrait. Mais mon expérience et mes recherches m'ont aussi appris à être critique face aux promesses de ce genre d'école.

La belle promesse de Nexa : rapide, mais à quel prix ?

Sur le papier, l'offre est séduisante : des formations de Bac+2 à Bac+5 en alternance, des Titres RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) qui donnent un gage de sérieux, et un discours axé sur l'employabilité rapide. L'école propose des filières en plein boom : cybersécurité, intelligence artificielle, développement web, marketing digital.

Le modèle est celui de l'école privée, avec des frais de scolarité qui augmentent avec les années. Voici les tarifs que l'on peut trouver :

  • 1ère année (toutes filières) : 5 000 €
  • 2ème année (toutes filières) : 7 500 €
  • 3ème année (toutes filières) : 7 500 €
  • 4ème année (toutes filières) : 8 300 €
  • 5ème année (toutes filières) : 8 300 €

Au total, un cycle Bac+5 revient à 36 600 €. Un coût qui reste dans la moyenne basse des écoles privées, surtout si l'étudiant décroche un contrat en alternance, les frais étant alors pris en charge par l'entreprise. Sur le papier, tout est logique (et attractif pour le candidat).

Quand la réalité rattrape le marketing

Cependant, plusieurs points doivent vous alerter si vous envisagez cette voie. Ils ne sont pas exclusifs à Nexa : le modèle des écoles de tech est toujours un peu le même.

Un marketing agressif, mais pour quoi faire ?

Des pubs, des pubs et des pubs, sur les réseaux, dans le métro, des pubs... Leur stratégie est décrite comme "full-funnel", c'est-à-dire qu'elle cible les futurs étudiants à tous les niveaux pour maximiser les inscriptions. Quand le marketing est si appuyé, il est légitime de se demander si les moyens investis sont les mêmes pour la pédagogie et le suivi des étudiants.

Des témoignages qui font froid dans le dos

Allez voir les avis des étudiants. La note moyenne sur des plateformes indépendantes comme Letudiant.fr est de 3,2/5. Mais derrière cette moyenne se cachent des expériences très contrastées. On trouve des commentaires positifs isolés, mais aussi des témoignages alarmants et concordants :

  • Problèmes administratifs graves : des étudiants qui peinent à obtenir leurs diplômes, des mois voire des années après la fin de leur formation.
  • Fermeture de promotions : un étudiant témoigne de la fermeture de sa 3ème année sur le campus de Marseille "au dernier moment pour manque d'élèves".
  • Qualité pédagogique en dents de scie : des cours décrits comme "pas exceptionnels", "bâclés" ou dispensés par des professeurs "pas tout le temps très expérimentés".

Ces points ne sont pas des détails. Ils révèlent un manque de stabilité et une gestion qui peuvent transformer un rêve de reconversion en cauchemar administratif et professionnel.

Un risque de fermeture bien réel

Le secteur des écoles privées du numérique est volatile. La concurrence est féroce et le modèle économique fragile. Nexa n'est pas la seule à rencontrer des soucis. D'autres établissements, parfois prestigieux, ont fermé leurs portes ou ont été placés en liquidation judiciaire, comme l'école d'ingénieurs IMERIR à Perpignan ou le campus niçois de l'école 42. Choisir une école, c'est aussi parier sur sa capacité à exister jusqu'à la fin de vos études !

Le point de vue du recruteur : pourquoi ces candidats peinent

En tant que Lead Dev, j'ai vu passer beaucoup de candidats issus de formations accélérées. Et je dois être honnête : mon expérience est souvent décevante. Le problème n'est pas l'intelligence ou la motivation des candidats. C'est le manque de fondations.

Ces formations ultra-courtes ou mal structurées apprennent à utiliser des outils, des frameworks. Mais elles n'ont pas toujours le temps d'enseigner les bases : l'algorithmique, la structure de données, la gestion de la mémoire, la complexité. Le résultat ? Un candidat qui sait suivre un tutoriel mais qui est perdu face à un problème complexe et nouveau. Il manque la rigueur et la profondeur qui font un bon développeur sur le long terme.

Alors, quelles alternatives fiables ?

Une reconversion dans la tech est tout à fait possible. Mais il faut choisir son chemin avec soin. Voici des pistes plus sûres :

  • Les formations publiques et reconnues : BUT informatique, licences professionnelles, parcours de master à l'université. Moins chères, plus théoriques, et avec un diplôme qui a une valeur sur le long terme.
  • Les bootcamps avec une solide réputation : Des acteurs comme Le Wagon ou Ironhack ont fait leurs preuves. Ils sont plus chers, mais leur taux d'insertion est avéré et leur réseau d'alumni est actif.
  • L'auto-formation avec un projet concret : C'est la voie royale pour les plus autonomes. Construisez un portfolio solide sur GitHub, créez des projets complexes, et montrez ce que vous savez faire. Un bon portfolio vaut parfois mieux qu'un diplôme douteux.

La clé est de rester curieux mais critique. Une formation est un investissement. Ne vous laissez pas aveugler par de belles promesses.

Sources


Nexa Digital School est-elle une bonne école pour une reconversion ?

C'est risqué. Malgré des promesses séduisantes et des Titres RNCP, de nombreux témoignages pointent des problèmes graves : instabilité, difficultés administratives et qualité pédagogique inégale. Il existe des alternatives plus fiables.

Quels sont les risques des écoles privées de tech comme Nexa ?

Les principaux risques sont la fermeture soudaine d'un campus ou de l'école, des frais de scolarité élevés pour une qualité parfois faible, et un diplôme dont la valeur n'est pas toujours reconnue par les recruteurs du secteur.

Combien coûte une formation à la Nexa Digital School ?

Les frais de scolarité s'échelonnent de 5 000 € en première année à 8 300 € en 4ème et 5ème année, pour un total de 36 600 € sur un cycle Bac+5. En alternance, ces coûts sont théoriquement pris en charge par l'entreprise.

Pourquoi les candidats des écoles privées d'informatique sont-ils parfois recalés en entretien ?

Souvent à cause d'un manque de fondations théoriques solides. Ils peuvent savoir utiliser des outils spécifiques mais peinent à résoudre des problèmes complexes, à comprendre les concepts algorithmiques ou à déboguer efficacement un code qu'ils n'ont pas écrit.

Quelles sont les alternatives sérieuses pour une reconversion dans la tech ?

Les voies les plus sûres incluent les formations publiques (BUT, licences pro), les bootcamps réputés comme Le Wagon ou Ironhack, et une auto-formation rigoureuse accompagnée d'un portfolio de projets solides sur GitHub.

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